Le stress…

Pour beaucoup, c’est l’ennemi numéro un pendant l’examen de conduite.

C’est même le responsable de beaucoup d’échecs à cause de fautes d’inattention ou de concentration. Le stress peut provoquer des troubles de la mémoire, des problèmes respiratoires et différents maux (tête, estomac, etc.) ; de quoi vous faire perdre vos moyens durant l’examen.

Angoissant, non ? Pas tant que ça !

Si le stress peut faire peur, il permet aussi un gain d’énergie, une augmentation temporaire des performances et de la motivation ! Finalement, ce n’est pas si mal le stress ?!

Mais alors, comment le gérer pour qu’il puisse vous avantager lors de l’examen du permis de conduire ? C’est ce que nous allons voir.

Mais avant toute chose, j’aimerais clarifier encore deux points primordiaux.

  • Cet article aborde la gestion de stress et non sa suppression totale. Je suis convaincu que les bonnes méthodes peuvent permettre de gérer son stress afin d’arriver le plus détendu et serein possible à l’examen. En revanche, les mythes sur les techniques permettant de ne présenter plus aucune forme de stress restent pour moi des rêveries. Surtout pour l’examen de conduite. Je vais vous livrer des conseils sur la gestion uniquement.
  • Ensuite, les 7 astuces que je vais vous partager fonctionneront bien mieux si vous les appliquez en avance. Ces conseils restent utiles même la veille de l’examen, mais leur impact sera moins important.


Les 7 conseils :

1. Arriver préparé à votre examen

Ce conseil est peut-être le plus évident et logique de tous, mais il n’en demeure pas moins indispensable. Pour commencer, j’aimerais vous raconter une petite anecdote. Lors de mon service militaire, l’une de mes enseignantes à la conduite me répétait sans cesse :

« Les gens qui stressent pour leur permis, ou n’importe quel examen, je ne les comprends pas ! Moi je ne stresse jamais, car j’arrive toujours parfaitement préparée. »

Enseignante spécialiste militaire

Certains seront peut-être d’accord avec elle, mais ce n’est pas mon cas. Je suis persuadé qu’il est impossible, sauf rares exceptions, d’arriver 100% détendu à un examen. Il y a toujours une appréhension négative de la situation.

En revanche, le fait d’être davantage préparé à une situation et d’avoir bien pratiqué la conduite vous permet d’arriver bien plus confiant à votre examen et par conséquent moins stressé.

Imaginez si vous vous présentez à l’examen en ayant fait l’impasse sur l’une des manœuvres de l’examen, par exemple…

Vous allez être sous pression jusqu’au moment de la manœuvre et vous risquez durant ce temps de faire de nombreuses erreurs à cause de cette pression supplémentaire due à votre manque de préparation.

Une bonne préparation, c’est la première raison de réussite à l’examen ; pas très sorcier !


2. Prendre une heure d’auto-école le jour J

Parfois, certains n’ont pas la chance d’avoir des parents, de la famille ou des amis avec qui pratiquer la conduite.

Et cette situation est problématique lorsque votre date d’examen est éloignée de votre dernière heure d’auto-école. Toute votre pratique et les habitudes que vous avez développées se perdent gentiment lorsque vous êtes élève conducteur. Il est important d’échelonner correctement vos heures d’auto-école.

Dans ce deuxième conseil, je vous suggère fortement de placer l’une de ces heures d’auto-école 2h avant votre examen. Ou dans le pire des cas, la veille. Vos doutes de dernières minutes apparaissent souvent la nuit qui précède votre examen. (Vous savez, cette nuit où vous n’arrivez pas à fermer l’œil et imaginez les scénarios les plus catastrophiques qui puissent survenir durant votre examen.)

Le fait de prendre cette heure d’auto-école juste avant votre examen vous permettra :

  • De vous mettre déjà en conditions d’examen,
  • De revoir vos dernières lacunes,
  • De refaire des manœuvres si nécessaire,
  • De poser vos dernières questions à votre moniteur,
  • Tout simplement, d’éliminer vos doutes.

C’est comme un échauffement avant un match de foot, par exemple.

Prendre ses repères sur le terrain, s’échauffer mentalement (et physiquement), se positionner sur le terrain.

Pour le permis, c’est le même principe.

Prendre ses repères dans la voiture, régler les rétros, s’installer correctement…

Votre moniteur sera aussi là pour vous rassurer et vous détendre (de toute façon, il a l’habitude de voir des élèves stressés). S’il vous dit prêt, c’est que vous l’êtes ! Il n’a aucun intérêt à faire passer un élève qui a de grandes chances d’échouer et qui peut potentiellement nuire à sa réputation (taux de réussite).

⚠️ Attention à laisser une marge entre la fin de votre heure d’auto-école et votre présentation au centre d’examen.

Un ami est arrivé juste à l’heure à cause d’un accident sur l’autoroute qui lui a failli fait rater son examen.

Ce serait bête de se rajouter du stress juste avant l’examen. Soyez sûr d’arriver en avance, minimum 20-30 minutes.


3. Visualiser le déroulement de l’examen la veille

L’examen de conduite peut être assimilé à une compétition sportive.

Vous avez peut-être déjà entendu l’exemple des marathoniens qui, durant leur préparation et la veille de leur course, se visualisent la course et le moment où ils franchissent la ligne d’arrivée. Ça leur permet en quelque sorte de se motiver, d’avoir un gain d’énergie en ayant d’une certaine manière déjà vécu la situation, puisqu’ils auront déjà visualisé cela dans leur tête.

Cet exemple s’applique également à l’examen de conduite, puisque si vous vous imaginez et visualisez avoir déjà fait quelque chose, l’effet de surprise sera plus faible et vous serez beaucoup plus serein.

visualisation
Prenez le temps de vous poser et faites cet exercice de visualisation.

L’idée est de créer une image mentale de tout votre examen dans votre tête entre le moment où vous arrivez au centre et la fin de l’examen.

Concrètement, il vous suffit de fermer les yeux (par exemple, la veille avant de vous endormir) et de visualiser les différentes étapes de l’examen, comme (liste non exhaustive):

  1. Visualiser votre arrivée au centre,
  2. Attendre avec votre moniteur,
  3. Dire bonjour à l’expert,
  4. Suivre l’expert,
  5. Donner les documents nécessaires,
  6. Monter dans la voiture,
  7. Faire les différents contrôles (ceinture attachée, rétro réglé, …)
  8. etc.

Cette visualisation vous permet d’être attentif sur de nombreux détails comme le réglage des rétros et demander aux passagers s’ils sont bien attachés, par exemple.

Ensuite, il est évidemment difficile de se visualiser le trajet en entier et de prédire le parcours.

Ici, il va s’agir de parcourir différents scénarios possibles : entrée sur l’autoroute (qu’est-ce que je fais, qu’est-ce que je n’oublie pas, etc.), parcage latéral (à quoi dois-je penser) et ainsi de suite.

Si vous êtes Suisse, l’expert donne son verdict immédiatement, visualisez-vous donc le moment où il vous dit que c’est réussi. En France, ce n’est pas le cas, alors imaginez-vous simplement le sourire de votre expert, signifiant la probable réussite de votre examen.

Cela vous mettra en confiance.


4. Choisir la bonne date et heure de passage

horaire de passage

C’est souvent un choix très peu réfléchi

Et souvent regretté.

En effet, beaucoup oublient que la veille au soir, il est très difficile de s’endormir.

Et dans ces cas-là, il n’est pas rare de rester éveillé jusqu’à tard la nuit à cause du stress.

Pour les insomniaques de base, vous risquez de vous endormir jusqu’à 2,3 voire 4h du matin et pour les plus chanceux, 22h à 00h.

Il faut vraiment prendre cette information en compte. Le problème c’est que si vous avez rendez-vous tôt le matin vers 8h30, si vous prenez en compte votre réveil, le déjeuner et le déplacement, vous risquez de vous présenter à votre examen fatigué et susceptible de faire de nombreuses erreurs d’inattention par manque de sommeil.

Pourtant, beaucoup de personnes se disent :

« Ah! je vais mettre mon examen au plus tôt, comme ça c’est réglé. »

Mais il faut bien prendre en compte votre latence d’endormissement. Pensez-y !


À l’inverse, si vous choisissez une heure en fin d’après-midi, vers 17h, la situation sera également problématique.

Vous allez vous réveiller vers 8h-9h.

Et à partir de ce moment jusqu’à votre examen, vous n’allez penser qu’à ça. Vous allez stresser et votre journée ne sera pas productive et un stress continu ne va que vous fatiguer.

Finalement, vous allez tellement stresser dans la journée que vous serez épuisé rien que d’y avoir pensé.

Quelle est l’heure idéale alors ?

En fonction de votre facilité à vous endormir, de votre lieu d’examen, de votre travail, etc., choisissez une heure où vous allez pouvoir dormir au moins 8 heures et une heure où dès votre réveil vous n’allez pas devoir attendre de nombreuses heures avant de passer votre examen.

Ainsi, je pense que l’heure optimale pour un examen est 11h. Avoir son examen à cette heure vous permet de dormir suffisamment, de pouvoir prendre un déjeuner sans stresser et de pouvoir, comme cité avant prendre une heure d’auto-école avec votre moniteur avant l’examen.

Si vous avez votre examen vers 14h, il s’agit également d’une bonne solution. Pensez à manger un plat léger pour éviter de conduire en pleine digestion; vous éviterez certains troubles de la concentration.

Dans les cas où votre examen est déjà pris et qu’il est trop tôt ou trop tard et que vous n’êtes pas à l’aise avec cet horaire, je vous suggère 3 solutions :

  • Déplacer votre RDV si ce n’est pas trop cher et trop tard. Que ce soit possible simplement.
  • Si votre RDV est tôt le matin, essayez de vous coucher tôt 3-4 jours avant votre examen.
  • Si votre RDV est dans l’après-midi, si vous le pouvez, profitez de vous réveiller plus tard et d’éviter les activités réflexives jusqu’à votre examen.

De toute manière, si la nuit qui précède votre examen est plus courte que d’habitude, ce n’est pas dramatique. Il faut juste éviter une dette de sommeil trop importante.

L’emploi du temps de chacun est différent. Veillez à organiser la journée de votre examen au mieux pour éviter l’attente ou l’urgence.


5. Garder la date de votre examen secrète

Cette astuce, vous l’entendez souvent.

Et c’est surtout la plus facile à appliquer.

Si certains préfèrent le crier sur tous les toits qu’ils passent leur permis tel jour, la meilleure solution pour éviter tout stress inutile, c’est de garder pour vous la date de votre examen.

garder le secret

Nul besoin de vous mettre sous pression vis-à-vis du jugement des autres. La peur de décevoir est un facteur de stress négatif courant.

Avisez seulement l’un de vos parents. Moins de personnes seront au courant et plus vous serez serein.

Résistez à la tentation. Motus et bouche cousue.


6. Réviser votre théorie une dernière fois la veille de votre examen

À force de conduire, certains principes de base s’oublient.

Les panneaux de signalisation, les règles de circulations, les normes légales ? Ça vous dit toujours quelque chose ? Est-ce que vous seriez capable de repasser le code ?

Pas forcément. Si certaines bases restent à jamais dans votre mémoire, comme la maitrise du vélo et la signification de panneaux élémentaires comme le STOP, d’autres notions se perdent. Et à moins que vous ne les revoyiez, vous êtes bien parti pour ne plus connaître la signification de nombreux éléments de conduite sur le long terme.

La solution est très simple. Retour en arrière de plusieurs jours, semaines, mois ou année, à la période où vous révisiez le code (la théorie). Allez chercher dans votre vieille bibliothèque, carton, ou Apple/Google Store, votre bouquin, logiciel ou application pour réviser le code…

Et revoyez une dernière fois votre théorie. Et les détails qui vous ont échappé depuis.

Faites en sorte de valider votre code au moins 3x de suite. De cette manière, vous allez revoir de nombreuses situations possibles.

Lors d’un examen, il est déjà arrivé qu’un expert demande à l’élève la signification d’un panneau.

Même s’il ne s’agit pas d’un critère explicitement évalué, votre réponse peut avoir un impact sur l’obtention de votre permis. Connaître les règles, c’est toujours un moyen de valoriser vos compétences. Et d’assurer votre sécurité.


7. Remémorez-vous des situations particulières passées

De mon premier permis à mon 9ème, j’ai toujours pris l’habitude de noter toutes les situations problématiques que j’avais rencontrées.

Que ce soit un dépassement particulier, un croisement difficile, etc., je demandais toujours à mon moniteur comment j’aurais dû réagir ou si j’ai bien réagi.

Si certains font des résumés de cours pour leur étude, moi j’ai décidé de faire pareil pour le permis.

Je notais toutes les astuces qui me semblaient utiles.

Pour chaque situation compliquée, je notais à chaque fois le cas avec la réaction correcte selon mon moniteur. De cette manière, j’ai pu regrouper un grand nombre de situations et comment y réagir et je n’avais qu’à reparcourir ma liste pour être sûr de savoir comment réagir le jour J.

De la même façon que la visualisation, si un scénario devait se produire à l’examen, le fait de l’avoir déjà étudié ou parcouru me donne un avantage certain. Et même si les cas possibles sont infinis, la connaissance de grand nombre de situations vous permettra de mieux appréhender les nouvelles situations.

Je vous conseille fortement de le faire durant votre préparation. Ainsi, quelques jours avant votre examen, vous n’aurez qu’à vous remémorez ces situations pour pouvoir réagir correctement le jour-j si ces situations se présentent à vous. Je vous assure que vous aurez moins de stress.


Enfin, une erreur le jour de l’examen n’est pas forcément synonyme d’échec. Restez concentré jusqu’à la fin ! Vous avez le droit à l’erreur.



Bonus

Vérifiez la météo la veille de votre examen. Si du brouillard est annoncé, soyez sûr de savoir utiliser les feux antibrouillards. S’il pleut, soyez sûr de savoir utiliser les essuie-glaces. Bref, connaître la météo vous permettra de mieux appréhender la circulation et votre conduite.

Ne changez pas vos habitudes! Si vous avez toujours conduit avec les mêmes sneakers, ne prenez pas vos bottes de montagne le jour de l’examen. Je vous assure, ce n’est plus la même conduite et les mêmes sensations. Habillez-vous confortablement et votre examen se passera bien !


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